Partager la passion de la mer

Des millions de Français assistent régulièrement aux évènements et manifestations qui mettent en valeur le patrimoine maritime (grande armada, vieux gréements). Le patrimoine culturel mais aussi naturel (dont l’exceptionnelle biodiversité marine) fait l’objet d’un intérêt grandissant du grand public méritant la mise en place d’une véritable politique de valorisation et de communication accompagnée d’une forte action d’éducation et de sensibilisation au développement durable (protection de l’environnement, sécurité des loisirs nautiques…).
Transport, tourisme, pêche, sécurité... : un secteur aux multiples débouchés
Les entreprises maritimes doivent être attractives. Il convient d’inciter les jeunes à se tourner vers des formations menant aux métiers maritimes ou au service de la mer, appelés à se développer.
Au plan mondial, l’activité maritime est soit l’affaire des populations côtières sédentaires qui en dépendent directement, soit largement mondialisée, par exemple pour fournir des salariés à l’industrie du tourisme, du transport maritime, de l’industrie pétrolière.
A l’occasion de contrôles dans les ports ou de certains évènements de mer, les situations dramatiques de certains navigants sont mises à nues : déficiences inadmissibles dans la formation, les effectifs de marins ou la situation sociale.
Le secteur de la marine marchande est très exposé à la concurrence internationale dans un contexte de régulation minimale. Le développement des pavillons de complaisance a provoqué de fortes mutations dans le secteur de la marine marchande ce qui probablement explique en partie la désaffection de ces métiers en France. La marine marchande connaît ainsi une pénurie d’officiers qualifiés estimés à 420 000 au plan mondial.
La Marine d’état avec notamment la Marine nationale (60 000 personnes), les douanes, les affaires maritimes est un employeur de premier rang. Comme tous les métiers du monde maritime, elle rencontre des difficultés de recrutement (attractivité, compétences requises, …).
Les secteurs d’activités comme la pêche ou les cultures marines connaissent des marchés de l’emploi tendus, avec des métiers jugés peu attractifs car manuels et exercés dans des conditions difficiles, voire dangereuses. Le secteur de la pêche est ainsi devant celui du bâtiment le métier qui connait le plus d’accidents du travail.
Les activités maritimes directes hors tourisme littoral emploient plus de 300 000 personnes et l’économie maritime est appelée à se développer compte tenu de son potentiel.
Les enjeux
sensibiliser et éduquer les Français et au-delà les habitants de la planète à l’environnement marin, à l’importance de la mer et à ses valeurs
sensibiliser les Français à la richesse du patrimoine maritime qu’il soit naturel, culturel, scientifique, industriel, paysager…
diffuser et vulgariser les travaux de la recherche marine
attirer les jeunes vers les métiers de la recherche et de l’innovation maritime
assurer l’attractivité des métiers liés à la mer, ceux, traditionnels comme ceux de l’avenir afin d’assurer la transmission des savoir-faire et des entreprises tout en prenant en compte et en anticipant les adaptations en cours
offrir des formations professionnelles adaptées à l’évolution des métiers de la mer dans le cadre d’une approche plus systémique du milieu marin
inciter l’ensemble des acteurs de l’économie maritime à participer à l’attractivité de la mer et du littoral
renforcer l’action de la France aux plans européen et international, afin de promouvoir des normes élevées en matière de qualification, de sécurité et de normes sociales en faveur des gens de mer
offrir à tous les marins, les travailleurs, les touristes, les usagers de la mer, un niveau de sécurité et de sûreté optimal.
Crédits photo : Laurent Mignaux



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